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Un troisième incubateur agricole ouvrira ses portes dans la région 🌱

Dernière mise à jour : 1 déc. 2021


Le Centre de recherche et développement technologique agricole de l’Outaouais (CREDÉTAO) et la Municipalité de Ripon, dans la MRC de Papineau, ont annoncé lundi la signature d’une entente de deux ans pour la location de 68 acres de friches et de forêts localisées sur le site du Parc des Montagnes noires, en zone agricole. C’est sur ces vastes terres que la Plateforme d’agroforesterie en Petite Nation prendra forme. Le nouvel incubateur sera intégré au réseau régional des plateformes agroalimentaires complémentaires en Outaouais du CREDÉTAO qui compte déjà dans ses rangs la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien, en fonction depuis 12 ans. Le CREDÉTAO a déjà annoncé en juin dernier que des terrains bordant l’aéroport de Maniwaki, à Messines, en Haute-Gatineau, seront transformés en «pôle de développement du secteur des petits fruits» à compter de 2022. Une plateforme d’élevage animal devrait aussi voir le jour dans la MRC de Pontiac dans le futur. Si le modèle de L’Ange-Gardien permet à des entreprises biologiques maraîchères en démarrage de louer une parcelle de terre et des équipements pour ensuite tenter de dénicher une propriété agricole dans la région - elles sont 18 entreprises à avoir lancé leur ferme grâce à l’incubateur en date d’aujourd’hui -, la Plateforme d’agroforesterie basée à Ripon proposera une formule quelque peu différente, souligne le chargé de projets au CREDÉTAO, Alexandre Clément. «En plus d’avoir du démarrage d’entreprises, il y aura de la formation pour les entrepreneurs de la région afin qu’ils puissent diversifier leurs activités. On aura aussi des ateliers destinés au grand public, ce qui va permettre de profiter du potentiel agrotouristique que le Parc des Montagnes noires offre», précise ce dernier. Des premiers «incubés» dès 2022 La Plateforme d’agroforesterie en Petite Nation misera sur trois volets: la culture et la cueillette sauvage de champignons et de plantes comestibles et médicinales, l’acériculture et la forêt-jardin. Les premiers travaux d’aménagement du site, par le biais du chemin Montpellier, sont prévus cet automne. Ils permettront à la myciculture de s’amorcer au printemps prochain, selon M. Clément. Un puits artésien sera creusé à l’entrée du terrain qui sera aussi raccordé au réseau électrique dans les prochaines semaines. Des travaux d’excavation seront aussi réalisés cet automne pour la culture de champignons qui se fera par l’entremise de serres forestières et de conteneurs maritimes. Une première cohorte d’«incubés» devrait faire son entrée dans les installations en 2022.

« Avec le projet de myciculture, on veut fournir les infrastructures nécessaires à la production de champignons de spécialité. On parle de pleurotes, shiitakés, hydnes, strophaires et d’agarics. Récemment, c’est quelque chose qui prend de l’ampleur au Québec et on veut participer à cet essor. Il y a aussi l’idée de cueillette sauvage. Il s’agit d’un autre créneau qui peut servir d’activité économique pour les incubés » Alexandre Clément, chargé de projets pour le CREDÉTAO

Culture d’arbres à noix et fruits et acériculture Le volet forêt-jardin s’inspire pour sa part du concept de forêt nourricière, ce qui inclut notamment les arbres à noix et à fruits. «L’idée, c’est d’avoir toutes les étapes de la production. La pépinière, qui est la base de l’arbre, va permettre d’avoir des activités annuelles pour les incubés. Il y a une forte demande au Québec chez les pépinières (pour ce type d’arbres), mais il y en a peu. Ce serait un filon intéressant à exploiter», souligne M. Clément. Des partenariats avec l’Institut des sciences de la forêt tempérée de l’Université du Québec en Outaouais sont prévus pour ce volet qui sera axé sur la recherche «de cultures innovantes». Au niveau acéricole, la Plateforme permettra aux producteurs de sirop d’érable d’anticiper les obstacles logistiques et financiers auxquels ils peuvent être confrontés lorsqu’ils exploitent une érablière de petite taille. Cet aspect de l’incubateur servira également à favoriser les maillages entre les propriétaires d’érablières et la relève. «L’idée, c’est d’étudier les embûches qui peuvent se présenter pour les propriétaires d’érablière qui n’ont pas nécessairement de grosses installations. On va aussi essayer d’évaluer l’intérêt pour un centre de bouillage collectif dans la Petite-Nation», indique le chargé de projets au CREDÉTAO. Le bail de location entre Ripon et le CREDÉTAO est d’une durée de deux ans, mais l’objectif est de prolonger la durée de l’entente sur le long terme une fois que la période d’essai sera terminée, a-t-on assuré lundi.

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